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  • Étienne

Le regard de l'autre, ce monstre aux pieds d'argile

Mis à jour : 8 sept. 2019


Le regard de l’autre...

l'Autre... ce qu’il va se dire, ce qu’il pense, ce qu’il fait, comment il nous regarde…

Les Autres nous intimident, nous impressionnent, influencent nos décisions, nos paroles, nos actes. Cette peur, cet Autre, qui se nourrit de nos peurs et nos doutes a trop souvent des allures de juge suprême sur la façon dont nous vivons.

La peur de l'autre est un incroyable frein à tout développement personnel. Alors comment réussir à sortir de sa zone de confort si cet Autre nous en empêche ?

​Comment se fait-il que cette peur soit si puissante qu’elle arrive à étouffer complètement notre diamant brut lové au fond de nous-mêmes qui fait notre singularité et notre beauté pour finir par nous transformer en quelqu’un que nous ne sommes pas ?

La peur de l'autre est un monstre aux pieds d'argile, un écran de fumée qu'il est possible de traverser beaucoup plus simplement que l'on ne le pense.

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Le regard l'autre, ce monstre aux pieds d'argile

Notre mal-être et nos doutes sont sa nourriture, car si nous appréhendons le regard de l’autre, c’est parce que nous redoutons son jugement, nous avons peur qu’il nous renvoie une image dévalorisante de nous.

Cette peur fait écho à une fragile estime de soi, un manque de confiance personnelle. Cette peur peut nous empoisonner, à différents degrés, allant de la simple timidité à la phobie sociale. Elle est capable de nous faire adopter des croyances comme: ​

  • Les autres attendent de moi que je sois parfait

  • Si je me trompe, les autres vont me ridiculiser

  • Si je me trompe, c'est que je ne suis pas intelligent

  • Si mon interlocuteur baille pendant que je parle, c’est la preuve que ce que je dis est idiot

  • Si une personne me regarde intensément, c’est la preuve que je ne suis pas bien habillé(e), que je me comporte mal...

Seulement ces croyances sont infondées! Nous sommes tous différents, nous avons tous des vies différentes et des façons de la voir différentes aussi. La peur du regard de l'autre est un monstre aux pieds d'argile car elle ne se repose sur rien d'autre que nos propres croyances et notre propre regard sur la vie.

Ainsi, pour s'en débarrasser, la bonne question à se poser est donc: "Comment prendre rapidement confiance en soi dans ses relations avec les autres sans se forcer à jouer un rôle qui ne nous ressemble pas?"

6 clés pour se défaire de la peur du regard des autres et retrouver confiance en soi

1. J'accepte que je ne puisse pas plaire à tout le monde :

J’ai le droit de ne pas être parfait(e), et heureusement ! Les seules personnes parfaites que je peux voir sont les comédiens qui jouent des rôles parfaits ou les mannequins dans les magazines qui sont retouchés à l’extrême et qui donc n’existent pas.

Si je décide de ne plus devoir être le(la) premier(ère), le(la) plus fort(e), et que j'entre sur un chemin de lâcher prise, mon estime de moi va naturellement augmenter et je me sentirai de plus en plus en confiance.

2. Je fais sans attendre l'approbation des autres :

Lorsque j'ai envie de quelque chose (sport, activité, repas, sortie, travail, ...), si je peux me l'offrir, pourquoi ne pas le faire? Pourquoi demander voir attendre l'approbation des autres ? Car quoique je fasse, il y aura toujours des personnes qui m'encourageront et d'autres qui me critiqueront.

Si c'est important pour moi, pourquoi ne pas me lancer?

Le mieux est de commencer avec des petites choses, pour me prouver que c'est possible. Puis, avec le temps, je pourrais voir de plus en plus grand, jusqu'à gérer ma vie comme je l'entends.

3. Je m'assume :

Pour m’épanouir, il est important de vivre en fonction de qui je suis. Je dois prôner ma liberté d’être, assumer mes décisions et mes idées. Peut-être que quelques personnes quitteront mon cercle, mais dans ce cas, étaient-ce les personnes qu’il me fallait ?

4. J'accepte mes défauts et imperfections :

« La plus grand force réside en l’acceptation de ses fragilités ». Est-ce que je connais une seule personne parfaite ? Au final, ce sont les petites aspérités de chacun qui fait notre différence et notre charme ? En acceptant mes défauts et imperfections, je les rends beaux à mes yeux et je rayonne cette beauté. Car ce que les gens voient en premier, ce ne sont pas ce que j’appelle mes défauts, c’est ce que je dégage par rapport à ces défauts.

5. Je m'ouvre aux autres :

Si une personne me regarde « bizarrement », me parle peu, ce n’est pas forcément qu’il/elle se dit des choses négatives sur moi, c’est peut-être que cette personne est timide et n’ose pas aller vers moi, tout comme je suis timide et que je n’ose pas aller vers elle. Je peux donc m’ouvrir, poser des questions, avoir le sourire… Je peux commencer, tout d'abord petit

6. Je suis bienveillant envers moi-même :

Le plus important ! Être bienveillant envers moi-même! ​

Si je me dévalorise constamment (si je m’auto-harcèle), je m’enfonce tout seul dans un cercle vicieux dont il sera difficile d’en sortir. Si je suis bienveillant avec moi-même, je me tire tout seul vers le haut.

Si je me dévalorise, je vais projeter une image de moi négative dans l’œil de celui qui me regardera. J’en voudrais aux autres de porter un tel regard sur moi, alors que je suis le premier à l’avoir.

Ne plus avoir peur du regard de l’autre demande de la patience, du travail et du temps.

Seulement, dans cette quête de « mieux-être », il est nécessaire de prendre en considération que le regard de l’autre, au final, c'est se limiter dans sa capacité à s’épanouir et à vivre sa vie comme on l’entend.

Le choix est là.

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